Airthings Corentium Home (version canadienne, Bq/m³)
~140–180 $ (prix indicatif)Le plus simple : pile, écran, pas d'application.
Moniteur continu à pile qui affiche la moyenne de 7 jours à 1 an en Bq/m³.
Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle, inodore, incolore et sans goût. Il se forme dans le sol lors de la désintégration de l’uranium présent naturellement dans les roches et les sols. Comme il ne se voit pas, ne se sent pas et ne se goûte pas, les sens ne permettent pas de le détecter : seule une mesure permet de savoir s’il est présent, et à quelle concentration, dans un bâtiment. (OMS) (Santé Canada)
Le radon s’infiltre dans les bâtiments depuis le sol : par les fissures des dalles de béton, les joints entre la dalle et les murs, la périphérie des tuyaux de service, ainsi que par les drains et puisards. Comme il provient du sol, sa concentration est typiquement plus élevée au sous-sol et aux niveaux en contact direct avec le sol, puis diminue aux étages supérieurs. (OMS)
La concentration de radon varie énormément d’un bâtiment à l’autre, deux maisons voisines pouvant présenter des niveaux très différents, et varie aussi à l’intérieur d’un même bâtiment, selon la géologie locale, l’étanchéité de la construction, la ventilation, la saison et même l’heure de la journée. C’est pourquoi les mesures long terme sont les plus fiables : elles lissent ces variations au lieu d’en figer un instantané. (OMS)
Au Québec comme ailleurs au Canada, le radon est présent dans le sol à des concentrations qui varient selon la géologie. Toutes les régions du Canada comptent des maisons au radon élevé : aucun secteur n’est « à l’abri », et la seule façon de connaître la concentration d’un bâtiment donné est de la mesurer. (Take Action on Radon) Le contexte géologique propre au Québec (formations rocheuses et potentiel radon associé) est documenté par l’Institut national de santé publique du Québec. (INSPQ)
Bq/m³ = becquerels par mètre cube. C’est l’unité de mesure de la concentration de radon dans l’air : plus le chiffre est élevé, plus la concentration est forte. Le becquerel (Bq) correspond à une désintégration radioactive par seconde — une concentration de 1 Bq/m³ signifie donc qu’il se produit en moyenne une désintégration radioactive par seconde dans chaque mètre cube d’air. Sur la carte, la grille de lecture suit les paliers déjà publiés par la légende : sous 100 Bq/m³ (faible), de 100 à 200 Bq/m³ (à surveiller), au-dessus de 200 Bq/m³ (élevé). (OMS)
Le radon est une cause importante de cancer du poumon. Chez les personnes qui n’ont jamais fumé, il en est la première cause. Le risque provient d’une exposition prolongée, sur des années : le gaz est inhalé sans être perçu et aucun symptôme ne signale sa présence ; seule une mesure peut la révéler. (EPA) (Take Action on Radon) (OMS)
Au Canada, le radon est responsable de plus de 3 000 décès par cancer du poumon chaque année. (Take Action on Radon) C’est un ordre de grandeur plutôt qu’un décompte exact, mais il donne l’échelle : l’exposition au radon dans les habitations est l’une des causes connues de cancer du poumon les plus importantes au pays, et elle se mesure, puis se corrige.
Plus la concentration moyenne à long terme est élevée, plus le risque est élevé : le risque relatif de cancer du poumon augmente d’environ 16 % par tranche de 100 Bq/m³ de moyenne à long terme. La relation est supposée linéaire : chaque réduction de la concentration dans l’air intérieur se traduit par une réduction du risque. (OMS)
D’un pays à l’autre, on estime que 3 à 14 % des cancers du poumon sont attribuables au radon. (OMS) C’est une part significative, pour un risque que l’on sait mesurer et réduire.
Connaître le radon n'est pas l'avoir testé : seule une mesure peut dire ce que l'air de votre logement contient.
Source : Statistique Canada, Enquête sur les ménages et l'environnement (tableaux 38-10-0117, 38-10-0086, 38-10-0281), licence du gouvernement ouvert – Canada (OGL-Canada 2.0).
Le radon et le tabac se conjuguent : à exposition égale au radon, les fumeurs sont environ 25 fois plus à risque de cancer du poumon que les non-fumeurs. (OMS) Les deux leviers de prévention restent distincts et complémentaires : ne pas fumer, et connaître sa concentration intérieure en la mesurant.
À ce jour, aucun autre effet sur la santé (aucun autre cancer ni aucune autre maladie) n’a été établi pour l’exposition au radon dans l’habitation. (OMS) La prévention porte donc sur le cancer du poumon, et sur lui seul.
La grille de lecture de la carte est celle des paliers déjà publiés par la légende : sous 100 Bq/m³, c’est acceptable ; de 100 à 200 Bq/m³, c’est à surveiller ; au-dessus de 200 Bq/m³, Santé Canada recommande la mitigation. Cette ligne directrice de 200 Bq/m³ est celle qui s’applique au Canada. (Santé Canada) (OMS)
À titre de contexte international seulement : l’OMS recommande aux programmes nationaux une référence de 100 Bq/m³ là où elle est réalisable, sans dépasser 300 Bq/m³. Il s’agit d’une référence internationale destinée à orienter les programmes nationaux ; elle ne remplace pas la ligne directrice canadienne appliquée sur ce site. (OMS)
Pour savoir où vous en êtes, la page « Mesurer le radon chez soi » explique le protocole reconnu.
Pour un résultat fiable, Santé Canada recommande une mesure longue durée : 91 jours ou plus, idéalement de 3 à 12 mois, de préférence pendant la saison de chauffage. C’est la seule approche qui moyenne les variations saisonnières : une concentration mesurée sur quelques jours reflète la météo du moment, pas l’air que vous respirez au fil de l’année. (Santé Canada) (OMS)
La concentration de radon varie d’heure en heure et de jour en jour : ventilation, météo, occupation de la maison. Un test de moins de 91 jours donne donc un instantané, pas une moyenne. C’est pourquoi, sur la carte, les tests courts sont étiquetés « indicatif » et exclus des moyennes de secteur : ils informent, mais ne fondent pas les statistiques. (OMS)
En règle générale, le détecteur se place dans la pièce la plus basse que vous occupez régulièrement (souvent le sous-sol, s’il sert vraiment), à la hauteur de respiration, à l’écart des courants d’air, des fenêtres, des murs extérieurs et des appareils de ventilation. Le guide de Santé Canada détaille le placement selon la configuration de votre maison : suivez aussi les instructions qui accompagnent votre détecteur. (Santé Canada)
Trois familles d’appareils coexistent sur le marché. Elles ne répondent pas au même besoin, et une seule d’entre elles correspond au protocole.
Le détecteur long terme passif (alpha-track), environ 30 à 60 $. On l’expose pendant 91 jours ou plus, puis on le retourne au laboratoire pour analyse. C’est le choix par défaut recommandé : c’est ce que le protocole de Santé Canada exige, et c’est la catégorie la plus abordable.
Le moniteur électronique continu, environ 150 à 250 $. Il affiche la concentration en temps réel et en suit les variations jour après jour. Utile comme complément : suivi après mitigation, curiosité, repérage des variations. Mais jamais comme substitut à la mesure longue durée : pour un résultat qui compte, c’est la mesure de 91 jours ou plus qui fait foi. (C-NRPP)
Le détecteur avec analyse en laboratoire accrédité C-NRPP, l’option service complet : l’appareil, l’analyse accréditée et le rapport proviennent du même service canadien accrédité. La sélection « Où se procurer » ci-dessous en propose un (le dosimètre de l’Association pulmonaire du Québec, analyse incluse) ; les autres services « détecteur + analyse » se commandent directement auprès des fournisseurs listés par le C-NRPP. (C-NRPP)
Certains liens de cette section sont des liens affiliés : si vous achetez via ces liens, une commission nous est versée sans surcoût pour vous. Ces commissions servent uniquement à faire vivre le site (hébergement et fonctionnement). Nos recommandations restent éditoriales.
Utiles comme complément (suivi post-mitigation, curiosité, variations au jour le jour) — jamais un substitut à la mesure longue de ≥ 91 jours.
Le plus simple : pile, écran, pas d'application.
Moniteur continu à pile qui affiche la moyenne de 7 jours à 1 an en Bq/m³.
Le Corentium modernisé, suivi dans l'application.
Mise à jour du Corentium avec Bluetooth et suivi des variations au fil des semaines dans l'application.
Mural : on lit la concentration d'un geste de la main.
Moniteur mural suivi post-mitigation au quotidien, lisible sans même ouvrir une application.
Radon + qualité de l'air (CO₂, COV, humidité, température).
Comme le Wave Radon, avec en plus la température, l'humidité, le CO₂ et les composés organiques volatils.
Écran couleur permanent, connecté (WiFi).
Moniteur connecté (WiFi) avec écran couleur qui suit le radon en continu — pratique après mitigation.
La station complète : radon, CO₂, humidité, particules fines.
Le moniteur le plus complet (radon, CO₂, humidité, particules fines) pour une vue d'ensemble de l'air intérieur.
L'option la plus simple et la moins coûteuse pour la mesure réglementaire : un dosimètre passif exposé ≥ 91 jours, analyse en laboratoire incluse — sans surveillance en continu (voir les moniteurs ci-dessus pour un suivi en temps réel).
La mesure réglementaire au plus bas prix, analyse incluse.
Sans surveillance en continu : c'est une mesure unique — dosimètre passif exposé ≥ 91 jours puis analysé en laboratoire, comme le demande le protocole de Santé Canada. Prix unique tout inclus (analyse, livraison, taxes), et l'achat soutient les programmes de santé respiratoire de l'association.
Le résultat se lit avec la grille de la carte : sous 100 Bq/m³, c’est acceptable ; de 100 à 200 Bq/m³, c’est à surveiller : on re-mesure ou on envisage un test long terme ; au-dessus de 200 Bq/m³, Santé Canada recommande la mitigation, et la page « Atténuer le radon » explique les options.
Et quelle que soit la valeur, votre mesure intéresse la carte : plus il y a de mesures, plus les secteurs se distinguent. Ajouter ma mesure à la carte.